Crise de la lecture : chute libre du niveau culturel et intellectuel des jeunes sénégalais

L’intelligence se raffermit à travers les connaissances livresques. Les livres sont une source de connaissance inépuisable, mais hélas négligés par la plupart.

Le moyen le plus efficace d’une langue réside dans la lecture .Elle est la base de toutes les autres matières. En lisant on se cultive et on s’enrichit en informations. Cela favorise les fautes en dictée qui du reste, soulèvent beaucoup de question quant  au niveau en orthographe des jeunes élèves. La lecture donne l’impression d’évoluer dans une autre dimension : l’imaginaire ou le lecteur évolue à volonté. Elle crée tout un monde au fur des pages. La lecture permet aussi de maintenir ses connaissances, de les actualiser et de les réactualiser. Elle est un gout, une habitude, une manière de vivre pour qui veut retrouver la clef du savoir.

Mais de nos jours, de plus en plus on note la dégradation du niveau académique dans le milieu scolaire .Ne serait- ce pas du au désintérêt des jeunes envers les livres au profit des loisirs de plus en plus abondants ? Une telle désaffection de l’essentiel ne peut que nous rendre nous jeunes gens (mais aussi les adultes, car il faut oser le dire, les grandes personnes lisent à peine)  limités en langue et en culture générale. Ce qui renforce l’ampleur du                             phénomène : elle ne se manifeste autrement  que par  un pauvre répertoire en vocabulaire, une grammaire défaillante et trop de fautes inutiles et évitables en orthographe. Et c’est sur ce dernier que se heurtent le plus souvent les élèves et qui semble jusqu’à présent sans issue. Pour pouvoir se perfectionner en toute matière, il faut là aptitude de mais aussi la volonté qui permet d’aller jusqu’au bout.

Bien que mise sur place pour seconder les élèves dans leurs études, les bibliothèques ne parviennent pas encore à extraire les élèves de cette marée enlisant de l’in culturisme et du non savoir pour la simple raison que ces bouées de sauvetage restent obstinément ignorées par la jeune génération. Donc espérons qu’à l’ avenir nous saurons faire la différence quant aux moyens de s’instruire et nous tournerons enfin vers la voie des livres, car c’est celle qui ouvre au savoir.

(Yaye Ndew THIAO 3e C)

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Place et rôle des jeunes dans la société

En quoi consiste en réalité le rôle des jeunes dans notre société ? Leur place devrait-elle continuer à être les discothèques et les aires de jeux ? Il est important de se poser de telles questions dans la mesure ou certains d’entre nous, les jeunes croient désormais que pour réussir il faut se faire des muscles et entrer dans l’arène, la boxe ou le foot.

Mais chers camarades tout le monde peut-il réussir dans le sport et dans l’art ? Ce n’est pas évident, quand on sait que des milliers de footballeurs, de lutteurs et de chanteurs sont là encore inconnus du grand public. Il convient aujourd’hui -et je le pense sincèrement- que ce serait beaucoup plus sage de passer par l’école. Je me suis interrogée tantôt sur notre véritable place dans ce monde. Mais vous conviendrez avec moi que notre place c’est aussi et surtout dans les grandes écoles, les universités et les instituts de formation. Car un homme politique se plaît à rappeler souvent devant ses pairs africains : « Dis quelle jeunesse tu as, je te dirai quel futur tu auras ». Un jeune ne doit pas jouer de sa jeunesse (on ne peut pas séparer le jeune du monde des jeux me direz-vous), mais qui jouera de sa jeunesse vivra malheureux quand il sera grand.

FATOU DIOME 4e A

L’exode rural à ndondol

la communauté rurale de ndondol se trouve dans le département de Bambey. C’est une campagne assez vaste habitée en majorité de paysans. Depuis plus d’une vingtaine d’année on voit, que cette communauté rurale est frappée par le fléau de l’exode rural. En effet plus de la moiti é des jeunes pour des raisons variées quittent ndondol pour les villes.

Quelles en sont les causes ?

La recherche rapide de solution efficace s’impose.

Depuis un bout de temps, chaque année les paysans vu que le rendement de leurs produits agricoles demeure de plus en plus insuffisant, pour assurer leur nourriture et satisfaire les besoins divers, les jeunes ne cessent de prendre  la route de l’exil (pardon, de l’exode) pour rejoindre les grandes villes comme Dakar, Thiès, Saint-Louis…

Cette ruée vers les centres urbains reste pour eux la seule alternative face à l’appauvrissement des sols, le déboisement et la rareté des pluies.

De même l’inaccessibilité de l’école est un des motifs de cette pratique dans les zones où les grandes écoles et universités font défaut. C’est ainsi qu’à Dakar sans compter les lycées, les centres universités environnants l’association des étudiants ressortissants de Ndondol comte plus des cent membres.

De  plus, le système éducatif et universitaire devenant de plus en plus sélectif met chaque année à la disposition de la rue de nouveaux pensionnaires dont l’idée de retourner au bercail ne leur aura jamais traversé l’esprit une seule fois.

Tous ces problèmes font qu’on se trouve enfin confronté au dépeuplement du village et au vieillissement ipso facto de la population.

Pour juguler ce fléau, il convient pour le gouvernement de relancer la filière arachidière et protéger les produits céréaliers que les paysans ne doivent plus bazarder avant la saison humide.

Pour finir le lycée que tout le monde ici réclame[1] doit être enfin crée pour soulager les élèves et leurs parents.

Ce village, fondé au XVIIIe siècle par Moon o Njaar Seen, et comptant aujourd’hui plus de 21000 âmes, à l’instar de beaucoup de zones du pays, n’est pas à l’abri du chômage, du manque de soins médicaux (un seul ICP) et d’infrastructures.

(Jean Noel Ndiaye 3e B)


[1] (Car le village vu son taux de scolarité le mérite)